Patrice Faubert

Paraphysique des xénobots spéculatifs

Mon blaze, se goinfrant des récurrences
Là, je puis dire, et en l'occurence
Là, je n'ai pas de la concurrence
Ou alors, que de la concurrence
Avec toutes les sortes de la misère
Toujours prêtes pour nous gadouiller
Toujours à l'attaque pour faussement, nous godailler
Du sexe avenant pour nous faire douiller
Et d'une bouche l'autre, toujours, nous glavioter
Le monde a trop pitanché
Le monde, sur lui, sous lui, fait, il s'est oublié
Et sur tout cela, l'on ne fait que jaspiner
Avec cependant
Et voilà, qui est, très interrogeant
L'effet d'émerveillement
L'effet d'égarement
L'effet d'investissement
Tout un syncrétisme cosmopolitain
Cossu, disert, hélas, en faux maintien
L'effet de développement
Du vrai souvenir
Comme du faux souvenir
J'étais parfois à Bastia, dans les années soixante-dix
Avec ma compagne corse, ou seul, double six
Et là, je crois, du vrai souvenir
Nous pensons au jouir
Dans, pourtant, toutes les terreurs accumulées
De quoi, vraiment, frémir
Siècle après siècle
Minute après minute
Année après année
Millénaire après millénaire
Tout s'étant nourri  trop fréquemment
Des peurs, des horreurs, des terreurs, ô bilan
Massacres, charniers, tortures, exécutions
Des individus, des groupes, parfois, des nations
Tout s'étant incarné dans le présent
Celui d'hier, celui de maintenant !
Possiblement, dans le rien d'épatant
Quand tout, devant nous, beaucoup s'effondrant
Chaque seconde
Nourrissant l'autre
Chaque heure
Allaitant l'autre
Chaque année
Complétant l'autre
Toutes les joies et les peines
Toutes les souffrances et les atrocités
Et surtout celles que l'on ne peut imaginer
Sauf, d'y avoir été soi-même, en confronté
Rien qu'en étant dans l'aidance, l'on peut en parler
Physique ou psychique, de quoi en être épuisé
En ce domaine, rien de genré
Toutes les violences diverses et les viols
Tous les conflits, toutes les maladies
Toutes les guerres et donc toutes les frontières
Comme un enfermement dans la capilotade
Tout un apprentissage des turlupinades
Les seules authentiques Olympiades
Où tout s'y inscrit dans nos corps
Où tout s'y grave dans nos esprits
Comme un mur de maçonnerie
En apanage de toute vie
Que l'on construit
Tout peut s'y diluer
Tout peut s'y mélanger
Tout peut s'y idéologiser
Tout peut s'y confusionner
Ce que l'on appelle la société
Et d'un moment l'autre
L'on en prend toujours plein la tronche
Selon les temps, selon les stars, ce qui étanche
Et si la Terre était un être vivant
Elle serait en profonde dépression, en ce moment !
Car, les plus belles idées
Nous les déformons
Nous les atrophions
Nous les interprétons
L'anarchie, des idées, la plus belle
Est, fut dévoyée en faux miel
L'on y déversa du fiel
Comme si
L'algolagnie
S'imposait comme seule ligne de vie
Comme toujours cette manie
De toujours se faire représenter
Et l'on parle ou agit en notre nom
Nous en devenons le théâtre
Nous en devenons le cinéma
Avec toutes les parleries pour crânouiller
Nous aimons nous faire remarquer
Il faut tout cela pour se faire aimer
Et quelques soient nos guêtres
Il nous faut toujours paraître
Avec si peu du jouir
Avec si peu de l'épanouir
Pour, à très vite, crounir
Nonobstant, tout aurait pu être
Intrication quantique, autre être, peut-être
Si ma tante en avait
Comme qui dirait, ma tante Simone
Qui d'agréables souvenirs, me ramone
Donc, tout bonté, tout tendresse, en gentille espièglerie
Au tout douceur, au tout harmonie !
Il faut donc tuer
Pour des animaux non-humains, les manger
Ainsi du cochon, courte vie en durée
Dix-huit mois en bio
Six mois en industrie non-bio
De la bouffe et de tout ce qui s'ensuit
D'un jour exterminateur qui chasse l'autre
Has been d'un jour l'autre
Tout se démodant au plus vite
Dans un tout à la va-vite
Des vies d'amertume, vies si peu sucrées
Voilà pourquoi, qui sait, pour un peu, l'expliquer
Huit kilogrammes de petits gâteaux sucrés
Du dégueulassement bon, de  la saloperie bien industrialisée
Français, françaises, et chaque année
Pendant que soixante neuf pour cent
Le déclin des vertébrés en cinquante ans
Rémanences, cavalcades, entourloupettes
Pièges partout, et autres tapettes
Les rapports humains c'est du silure
Deux mètres, cent kilogrammes, c'est du dur
Non, c'est pas du boxeur, c'est du poisson
Avec déjà des xénobots
Avec déjà des robots sexuels femmes
Avec déjà des présences virtuelles
Voix, discussions, virtuelles
Hologrammes pour des ceux et pour des celles
Elles ne sont pas belles nos selles ?
Voir ou entendre, faire, déjà ou bientôt, à la demande
Quand la relation humaine se débande
Le naturel passant pour l'artificiel
L'artificiel passant pour le naturel !
Elles ne sont pas belles nos selles ?
 
Patrice Faubert ( 2022 ) puète, peuète, pouète, paraphysicien ( http://patrice.faubert.over-blog.com/ ) Pat dit l'invité sur ( http://www.hiway-glk.fr/ )

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